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Pression communale sur le projet de golf de Pont-la-Ville

Les autorités de Pont-la-Ville exigent des promoteurs du projet d'extension du golf une remise en ordre du terrain, bloqué depuis deux ans. Elles ont aussi fait inscrire des hypothèques légales pour récupérer leur argent.

Les promoteurs du projet du golf de Pont-la-Ville ont jusqu'au 15 juin pour procéder à une remise en état du terrain. Photo Lib/Charly Rappo, archives © La Liberté
Les promoteurs du projet du golf de Pont-la-Ville ont jusqu'au 15 juin pour procéder à une remise en état du terrain. Photo Lib/Charly Rappo, archives © La Liberté

CG

Publié le 04.05.2022
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«Je comprends que les citoyennes et les citoyens perdent patience et puissent être quelque peu irrités par cette situation», a lancé mardi soir le syndic de Pont-la-Ville Bernard Bapst devant l’assemblée qui a eu lieu mardi soir, à propos du projet d’extension du golf, bloqué depuis deux ans, et dont deux sociétés sont en faillite.

Si la marge de manœuvre est restreinte pour la commune face à ce projet privé, elle peut toutefois agir sur certains leviers. «S’il y a des problèmes de sécurité, la commune peut demander de mettre les choses en ordre», a illustré le vice-syndic Benoît Risse. La commune a exigé à ce titre une remise en ordre du terrain, avec délai au 15 juin. «Nous avons demandé le remblayage des excavations présentant un danger, l’évacuation des souches et dépôts divers, l’ensemencement du site et la dépose des barrières de chantier», détaille le responsable de l’aménagement. Il affirme que les porteurs du projet auraient mandaté une entreprise à cette fin. «Vous pensez bien qu’une entreprise qui va accepter de faire ça, même s’il y a le contrat, va demander un acompte conséquent avant de commencer les travaux», a-t-il poursuivi, suscitant quelques rires dans l’assemblée. 

L’Office des faillites a pour sa part procédé à une estimation des terrains et des bâtiments. «Il a bientôt fini de préparer l’état de collocation, qui permettra de définir dans quel ordre les créanciers vont être désintéressés», a relevé le grand argentier Eric Kilchoer. Il se trouve justement que les factures de la commune sont privilégiées et peuvent être gagées. «On a non seulement lancé des poursuites, produit nos factures, mais on a aussi, il y a quelques mois, inscrit des hypothèques légales. Ce qui veut dire que pour une grande partie des factures, je parle là des contributions immobilières et taxes d’épuration, la commune est protégée», ajoute le conseiller communal.

«La préfecture va prendre position sur la validité du permis de construire lié au golf», a aussi indiqué le vice-syndic en charge de l’aménagement. Benoît Risse précise que la préfecture a envoyé la semaine dernière un courrier au promoteur du golf, qui devra lui fournir les éléments demandés jusque vers la fin mai. En jeu : la validité de permis. «La balle est maintenant dans le camp du golf», ajoute-t-il. «Si le permis de construire tombe, nous avons la possibilité de récupérer l’argent», ajoute le grand argentier qui invoque les hypothèques légales que la commune a fait inscrire.

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