La Liberté

27.09.2021

Pour Olaf Scholz, les conservateurs doivent aller dans l'opposition

Le SPD d'Olaf Scholz est arrivé en tête, mais rien ne garantit qu'il sera le chancelier. © KEYSTONE/dpa/Wolfgang Kumm
Le SPD d'Olaf Scholz est arrivé en tête, mais rien ne garantit qu'il sera le chancelier. © KEYSTONE/dpa/Wolfgang Kumm
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27.09.2021

Le candidat social-démocrate Olaf Scholz, dont le parti est arrivé légèrement en tête lors des législatives en Allemagne, a estimé lundi que les conservateurs devaient aller dans l'opposition après être arrivés en deuxième position.

"La CDU et la CSU (parti frère bavarois, NDLR) n'ont pas seulement perdu des voix, mais elles ont en fait reçu le message des citoyens qu'elles ne devraient plus être au gouvernement mais dans l'opposition", a affirmé M. Scholz au siège de son parti alors que les conservateurs revendiquent aussi la formation d'un gouvernement de coalition.

"Les électeurs se sont exprimés très clairement et ont dit qui devrait former le prochain gouvernement en renforçant trois partis: les sociaux-démocrates, les écologistes et les libéraux du FDP", a ajouté l'actuel vice-chancelier et ministre des Finances de 63 ans.

"Notre mandat consiste aussi à faire ce que les citoyens désirent", a-t-il ajouté, rappelant qu'après 16 ans au pouvoir, les conservateurs du parti d'Angela Merkel devaient basculer dans l'opposition.

Ces derniers ont en effet subi leur pire défaite électorale dimanche en ne recueillant que 24,1% des suffrages, soit un recul de près de 9 points par rapport aux législatives de 2017.

A l'inverse, le SPD est arrivé en tête avec 25,7% des suffrages.

Derrière ces deux formations qui ont gouverné sans discontinuité depuis l'après-guerre, parfois ensemble dans une "grande coalition", arrivent d'abord les écologistes avec 14,8% puis les libéraux du FDP avec 11,5%.

En raison d'un important émiettement des voix, une coalition à trois partis sera nécessaire pour former le nouveau gouvernement, du jamais vu depuis les années 1950.

Et en théorie, même en étant arrivés en deuxième position, les conservateurs gardent la possibilité de former une coalition, sans doute avec les écologistes et le FDP.

A l'inverse, si écologistes et sociaux-démocrates ont le plus d'affinités pour s'allier, les libéraux ont clairement indiqué préférer une alliance avec les conservateurs plutôt qu'avec le centre-gauche.

Les tractations pour la formation d'un futur gouvernement risquent dès lors de prendre plusieurs semaines, voire des mois: en 2017, ce n'est qu'en février qu'une alliance gouvernementale avait pu être conclue.

ats, afp

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