La Liberté

15.08.2020

Un institut veut inoculer le SARS-CoV-2 pour tester les vaccins

Le SARS-CoV-2 a été détecté pour la première fois à Wuhan, en Chine (archives). © KEYSTONE/AP
Le SARS-CoV-2 a été détecté pour la première fois à Wuhan, en Chine (archives). © KEYSTONE/AP
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15.08.2020

Un institut de recherche fédéral américain développe une souche du nouveau coronavirus pour être injectée à des volontaires afin de vérifier si des vaccins expérimentaux sont efficaces. Cette méthode est déjà utilisée pour lutter contre la grippe notamment.

L'institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), dirigé par le docteur Anthony Fauci, a déclaré vendredi avoir "commencé un projet de fabrication d'une souche, qui pourrait être utilisée pour développer un modèle d'infection expérimentale humaine, si nécessaire".

Dans un essai clinique normal, des volontaires reçoivent un vaccin expérimental ou un placebo. Ils sont suivis pendant des mois ou des années afin de voir s'ils sont contaminés naturellement par le virus en circulation. Cela prend du temps.

Des experts proposent depuis le début de la pandémie de Covid-19 une voie plus rapide, déjà utilisée pour la grippe, le paludisme, la fièvre typhoïde, la dengue et le choléra: injecter le vaccin expérimental, puis le coronavirus. Le groupe 1DaySooner milite notamment pour cette méthode.

Décision pas encore prise

Mais contrairement aux maladies ci-dessus, les médecins savent encore peu traiter les malades du Covid-19, ce qui rend ces expérimentations dangereuses.

L'institut n'a pas pris de décision. Il ne devrait le faire qu'à la fin de l'année, quand les résultats des essais cliniques de dernière phase pour trois projets avancés de vaccins contre le coronavirus (AstraZeneca, Moderna, Pfizer) devraient être connus.

David Diemert, directeur de l'unité menant les essais vaccinaux à l'université George Washington et notamment l'essai du vaccin de Moderna à Washington, est opposé ce type d'expérimentations pour le Covid-19. "Nos connaissances sont limitées", dit le médecin. "Nous n'avons pas de traitement garantissant que l'on pourra guérir quelqu'un qui tomberait gravement malade".

ats, afp

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